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Témoignages

des hommes, des choses et du temps.

896 Gefangenen lager Dyrotz post Wustermark Germany

Carte postale de Jean Thomas soldat du 63e prisonnier en Allemagne au Camp de Dyrotz

Datée du 31/07/1918 et adressée à un parent habitant Oradour-Sur-Glane

Camp de Dyrotz : Camp de prisonniers situé dans la région du Brandebourg au sud-ouest de Berlin

"Dans le courant des années 50, alors que j'avais entre 10 et 15 ans, j'avais questionné mon grand-père sur "la guerre". Il m'avait rapporté quelques souvenirs, plutôt pénibles pour lui.

Il faut dire qu'il parlait de cette guerre seulement avec ses camarades anciens combattants qui avaient vécu les mêmes horreurs.

Mais il était assez facile pour moi de les écouter.

Mon grand-père était le coiffeur du village de Meuzac.

Il avait "inventé" un concept de commerce assez sympathique: le bistrot coiffure.

Il avait pour seuls clients des anciens combattants comme lui. S'est dire qu'il était assez facile pour l'enfant que j'étais d'écouter les conversations de ces vieux messieurs.


Ces conversations tournaient autour de souvenirs de guerre. Elles pouvaient durer toute une après-midi car bizarrement ils venaient tous se faire couper les cheveux le même jour. Ceux qui attendaient leur tour consommaient du vin en chopine en jouant à la belote, après quoi , sur le siège du coiffeur, les langues se déliaient pour parler de la guerre." 


Cinquante ans après, il me reste quelques souvenirs de ces conversations (*) . J'ai ainsi appris que au cours d'une contre-attaque Allemande mon grand-pêre s'est retrouvé isolé sur le terrain conquis par l'ennemi:" alors que les allemands achevaient les blessés français, je me suis roulé dans le sang d'un camarade tué et j'ai fait le mort pendant de longues heures. J'ai rejoint les lignes françaises pendant la nuit suivante en sautant de trou en trou"

" une autre fois, près de Reims, en revenant de nuit vers les lignes françaises, traversant une cour de ferme, je suis tombé dans une fosse à purin"

" j'ai très souvent souffert du froid, de la soif "

" je me suis battu au corps à corps"


Concernant les fusillés pour l'exemple du régiment : http://www.faurillon.com/Flirey.htm


Mon grand-père savait que une unité du régiment avait refusé de partir à l'attaque et qu'il y avait eu des soldats fusillés pour l'exemple. Il en avait parlé très exceptionnellement lors d'un repas familial sur une question de mon père. J'étais malgré mon jeune âge à l'origine de la conversation puisque j'avais posé la question : "Dis,pépé, pourquoi as-tu les oreilles rongées ?" Avait suivi une conversation sur ses souvenirs de guerre. La seule, à ma connaissance dans un cadre familial. Ses seules blessures corporelles de guerre étaient quelques estafilades dans les barbelés et le fait d'avoir eu le pavillon des oreilles gelé au cours d'un hiver.


(*) Tous ces propos ont été recueillis en patois.

Tampon du service postal du 63e RI

Tampon du service postal du 63e RI

Cachet de la commission militaire de la gare de Limoges.

Hopital auxiliaire N° 1 de Limoges

Refrain d'une chanson du Limousin que les soldats appréciaient beaucoup pendant les marches

(nous ne possédons ni le titre ni les couplets)

hanto, bargièro,

Chanto, bouié,

Jeugo sòutièro,

Gaï meneïtrie !

La sabo mounto

E tout nous counto

Que jous lou céu

Qu'eï renouvéu .

Jeugo sòutièro ,

Chanto, bargièro,

Chantas tous…

Lous amourous !…

Tampon postal de l'hopital militaire de Limoges

Carte en franchise des armées de la république

Certificat de bonne conduite du soldat Monnérat Armand - 1904 -Format: 20X31cm.

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Citation du soldat Pierre C. 20 décembre 1917

Veste d'uniforme - Capitaine 63e R.I. 1914R.

Patte de col d'officier du 63.

Képi - 63e R.I. 1914R

Ma chère cousine

Deux mots pour te donner de mes nouvelles qui sont bonnes pour le moment et pour t'annoncer mon arrivée à Limoges car à Châteauroux on n'a pas voulu me recevoir. J'aurais bien voulu que c'en soit de même quand je suis arrivé à Limoges mais on m'a versé directement dans une compagnie et maintenant j'attends les évènements. Je te quitte pour aujourd'hui, ton cousin qui t'embrasse . Louis, un bonjour à mon oncle et ma tante. Louis --------- 3e C. 63éme R.I. Mai 1918

Mon cher Léon, Me voici installé dans ma nouvelle demeure. La vie militaire est bien drôle et je crois que mille plumes ne pourrait la rendre telle qu'elle est , c'est pourquoi je n'en parlerai pas davantage, j'attendrai de te voir pour te raconter mille petits détails que tu trouveras bien drôles. Écris moi le plus tôt possible une longue lettre car le seul plaisir que l'on ait ici, c'est de recevoir une lettre, à toi mes amitiés et mes respects à ta famille Frédéric -Caserne Beaupuy Limoges Frédéric -------- 12ème C. 63éme R.I.

Petites annonces coquines...

Source : "La vie parisienne " 1916

Plaque de de la place du 63e RI - Limoges (87)

Képi soldat 63e RI 1914

Certificat de bonne conduite du soldat Varhoche Gaston en date du 15 septembre 1919.

Tous nos remerciements à monsieur Poissonnier pour ce document

Témoignage de monsieur Gilbert R. petit fils du soldat Jean Sidois, classe 09, qui a fait 2 ans de service militaire (Septembre 1911-Septembre 1913) au sein du 63éme RI, puis rappelé en Août 1914 a fait toute la guerre au sein du 63ème RI.

Tous nos remerciements à monsieur Gilbert R pour ce précieux témoignage .

Tampon de l'hospice mixte de Limoges

Tous nos remerciements à Christophe W.. pour cette photo

Témoignage Témoignage 2
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